Projet SNCFTransformer un sujet de santé en mouvement collectif
Le projet en quelques mots
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Le docteur Véronique Baudot, médecin du travail de SNCF Optim’services, porte un programme national de lutte contre la sédentarité et de promotion de l'activité physique. Médecin avant tout, elle n'avait ni les outils ni les compétences en communication pour porter seule un programme de cette envergure.
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Premier défi : faire exister le sujet dans l’organisation. Avant même de parler d’action, il fallait créer une prise de conscience. Expliquer ce qu’est la sédentarité. Montrer ses effets. Donner des repères. Sans culpabiliser. Sans infantiliser. Sans perdre les gens en route.
Deuxième défi : parler à tout le monde. Médecins du travail, équipes médicales, managers, directions, agents, préventeurs, COSEC…
Des niveaux d’information, des contraintes et des attentes très différents. Impossible d’avoir un message unique.Troisième défi : passer du discours à l’action. Dire que c’est important ne suffit pas. Il fallait donner envie de bouger, concrètement, dans des journées déjà bien remplies.
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Année 1 : faire exister le sujet
Au début du programme, le sujet était encore flou dans l’organisation. Il nous fallait d’abord créer une base commune de compréhension.
Je travaille sur trois axes :
1) Poser les fondamentaux
expliquer la sédentarité
rendre le sujet concret avec des chiffres et des exemples
légitimer le programme
2) Adapter le discours aux différents publics
Equipes médicales, managers, directions, agents terrain, COSEC… Chaque cible a ses propres contraintes et leviers.
3) Tester et structurer les formats
contenus pédagogiques
formats courts faciles à lire
témoignages et retours d’expérience
Objectif : installer le sujet et créer une première adhésion.
Année 2 : passer à l’action
Une fois le sujet compris : il nous fallait faire bouger les comportements. Je fais évoluer la stratégie sur quatre points clés.1) Passer du message au geste
Les contenus deviennent plus concrets : gestes simples, pratiques activables, situations réelles. On ne dit plus seulement “c’est important”. On montre comment faire.
2) Produire moins, mais mieux diffuser
On réduit le volume pour se concentrer sur l’impact : contenus plus ciblés, messages plus clairs, meilleure diffusion.
3) Structurer une vraie mécanique éditoriale
Les contenus s’organisent en un système cohérent :contenus de fonds, pratiques et actionnables, utilisés en “kit” et relayés à des ambassadeurs.
formats courts plus snackables pour diffuser et recycler.
Chaque contenu est conçu pour vivre des déclinaisons multi-formats, des adaptation aux canaux et être réutilisé dans le temps.4) Équiper les relais pour démultiplier l’impact
Le programme ne peut pas reposer sur une seule personne. Je conçois des supports utilisables directement par les équipes :messages prêts à partager
contenus simples à reprendre
réponses aux objections
Le sujet circule, même sans présence centrale.
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Sur la 1ère année du programme :
34 contenus produits en 7 mois
Plusieurs dizaines de milliers de vues sur les posts.
Des initiatives ont émergé sur le terrain : salles de réveil musculaire, temps d’étirements, challenges collectifs. Le programme commence à s’ancrer dans les pratiques.